Epidémiologie

Dans les pays en développement, les victimes sont principalement des actifs agricoles et des enfants. Ces dernières sont dans la majorité des cas, mordues au niveau des membres supérieurs.

Dans les pays industrialisés, les cas de morsures surviennent durant les loisirs, mais également suite à des manipulations par les terrariophiles détenteurs d’espèces venimeuses qui sont par ailleurs souvent exotiques.

Il est estimé que le nombre de morsures annuelles s’élève à 5 millions dont 150’000 décès et autant d’invalidités permanentes (Chippaux, 1998 ; Kasturiratne et al., 2008)

Dans la majorité des cas, les morsures sont suivies d’aucun symptôme. Soit le serpent est non-venimeux, soit il mord sans inoculer le moindre venin (morsure sèche) (Warrell, 2010). Il arrive parfois que le stress engendré par la morsure simule un début de symptôme neurotoxique qui sera rapidement repéré par le corps médical comme n’étant pas un signe d’envenimation.

L’identification précise du serpent n’est pas indispensable bien que utile, la symptomatologie étant généralement suffisante pour faire bénéficier à la victime le bon traitement. Il est cependant important de prendre en compte la rapidité d’apparition des troubles cliniques car une action rapide du venin entraîne potentiellement des conséquences plus graves.

Les deux vidéos de la Société Africaine de Venimologie démontrent parfaitement les problèmes épidémiologiques liés aux serpents dans les pays en développement:
 
Morsures de Serpent et Traitement en Afrique Subsaharienne

 
 
Briser le cercle viceux de la pénurie d’antivenins

 
 
Snakebite envenoming a neglected tropical disease (En)
Si vous êtes sensible, évitez de regarder cette vidéo, la réalité est mise en avant sans masque. Ni planète-terrario, ni ses auteurs, ne peuvent être tenus responsables de votre choix de la visionner.

 
 
Sources:

CHIPPAUX, Jean Philippe. Snake-bites: Appraisal of the global situation. Bulletin of the World Health Organization, 1998, vol. 76, no 5, p. 515.

ROLLARD, Christine, CHIPPAUX, Jean-Philippe, et GOYFFON, Max. La fonction venimeuse. 2015.